Début février, une semaine après la publication d’un rapport de l’Organisation des nations unies (ONU) sur le sort tragique réservé aux Rohingyas en Birmanie, le pape critiqua vigoureusement les autorités birmanes qui refusent de mettre fin aux exactions contre cette minorité.
« [Les Rohingyas] souffrent depuis des années, on les a torturés, tués simplement parce qu’ils voulaient vivre leur culture et leur foi, l’islam », déclara alors le souverain pontif.
Un mois plus tard, c’est au tour du Dalaï Lama de faire entendre sa voix. Le leader bouddhiste indique avoir contacté en privé Aung San Suu Kyi pour lui demander d’agir en faveur d’une « résolution pacifique de ce problème« .
Ce n’est pas la première fois que le Dalaï Lama interpelle la prix Nobel de la paix birmane, sans effet jusque-là. Pire, Aung San Suu Kyi s’est illustrée ces dernières années soit en faisant la sourde oreille soit en minimisant les atrocités commises par l’armée ou les moines bouddhistes de l’extrêmiste Wirathu.
En France, l’ONG Barakacity a supervisé le lancement de ses premiers chantiers en Birmanie au profit des Rohingyas.
De nouvelles images de nos abris en #Birmanie ! C'est 72 familles qui ont pu être relogés ! MERCI ! #opfreerohingya #rohingya pic.twitter.com/QnRlsgBGdC
— BarakaCity (@Barakacity) 7 mars 2017